Bientôt un vrai site, avec du son, de l'image et de la vidéo...

Arthur Lacomme

Je suis né quelque part et je vis actuellement à Bruxelles.

Les sons m’animent. Le son de la ville qui orchestre le quotidien. Le son du piano effleuré par les pattes du félin curieux. Le son des ondes FM crachotant dans le poste-radio. Le son de l’objet dans lequel se cache un instrument.

Intéressé aussi au geste, à la posture et à l’instabilité, je réfléchis à l’instrument et à l’utilisation du corps dans la production de sons. Parfois, la réflexion aboutit à la concrétisation d’objets sonores, ce qui génère des modulations d’ondes électronico-acoustiques. Joie.

Appartenant à la grande famille Radio Panik, j'y explore l’improvision noise avec le collectif Alerte Niveau 5 et l'émission Vide&Co, l’écriture radiophonique de chroniques avec des ambiances sonores, les dispositifs de studio mobile et l’accompagnement d’émissions d'information alternative et engagée.

Sensible à l’expérimentation, je m’implique au sein de L’AXOSO (L’Atelier de Création Sonore et Sauvage), créé par mon kouzin Maxime. J'y fabrique et joue des instruments faits de récupération avec des jeunes du quartier des Marolles et des adultes à déficience mentale. Je frappe sur des casseroles avec la tribu GAML. Je plonge dans la recherche sonore avec La Bidouille. Je transforme un vélo en objet musical.

Pour me désénerver d’un monde aussi lisse et moralisateur, comme peut l’être celui de certains livres jeune public, je sors mes machines à bruits et cauchemarde avec mes comparses de Kill Martine.

J'utilise aussi mes enfants-machines au sein de PARTICULE, accompagné d'Alex Beaurain, de sa guitare et de ses pédales d'effets. Notre duo déploie des toiles, tisse des matières, brouille les empreintes. Avec concessions et sans codes, interférences et résonances détourent l'illusion. Le tout dépeint une fiction aux contours indéfinis.

Je participe occasionnellement aux sessions d'improvision collective et aux workshops électroniques organisés par E42A8, un collectif mouvant qui se rencontre dans une ancienne étable à l'intersection de deux autoroutes belges. Parfois, des sessions extra muros nous font voyager sur les routes d'Europe, telle une colonie de vacances.

Je fais partie du collectif Désorceler la Finance, un laboratoire sauvage de recherches expérimentales qui réunit des artistes, des activistes, des chercheur·seuse·s déterminé·e·s à nous désenvoûter de la finance, à nous libérer de la paralysie qui nous saisit lorsqu’il faut penser son rôle dans la société, sur le logement, la santé, la production agricole ou l’écologie.

Je suis la moitié du projet Doux Comme Un Lézard, duo de créations sonores avec Leslie Doumerc, avec lequel nous traquons, triturons, trifouillons les sons pour en faire des textures écailleuses, des pulsations qui réchauffent le sang froid.

Je suis conscient de vivre dans un monde insensé. Malgré cela, je suis très souvent content.

« Carpe Diem, ça déprime » – Anna Graham